
Il y a 5 années, presque heure pour heure nous mettions les pieds sur le sol français à Roissy avant de reprendre notre avion pour le sud avec notre première poupée. Nous arrivions de Zhong Guo , de l'empire du milieu, de Chine après La Rencontre et le Voyage qui avait fait de nous des parents.
Je me souviens de ce petit être que je tenais dans les bras dans son surpyjama offert par Mapie avant le départ .
Elle ne réagissait pas trop à tout cela, se laissait faire, résignée qu'elle était.
Ce soir là nous étions attendus tout d'abord à Roissy par des amis , puis à Marseille par famille et amis. Ensuite elle a fait la connaissance de ces deux petits toutous (enfin, si un terre-neuve est petit... et de notre bichon).
Il y a 5 années nous devenion parents, j'étais maman! et le bonheur est entré dans ma vie, comme le soleil qui ne me quitte plus depuis.
Il y a parfois des nuages mais ils repartent plus vite qu'avant.
Je t'aime ma fille, ma Nina d'amour.

Je t'aime aussi ma salomé bien sur
"Aimer c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde. on a le sien". Marcel Jouhandeau
J'ai beaucoup de chance de vous avoir toutes les deux
surtout à en croire cet article paru aujourd'hui dans
le Figaro
extrait:
Concurrence forte entre les pays d'accueils:
«Il faut revaloriser cet agrément qui a très mauvaise réputation à l'étranger, plaide le psychiatre Pierre Lévy-Soussan. Les dossiers français sont aujourd'hui pénalisés par notre procédure, qui est jugée illisible et laxiste par les pays proposant des enfants à l'adoption.» Avec la diminution du nombre d'enfants à adopter dans le monde, la concurrence entre pays d'accueil est désormais très forte. Ces dernières années, certains pays, comme l'Italie ou la Suède, ont d'ailleurs entrepris de moderniser leurs procédures. Au point que, selon une comparaison menée par le ministère des Affaires étrangères, «la France apparaît aujourd'hui comme l'un des pays les moins contraignants», regrette Jean-Paul Monchau, ambassadeur chargé de l'adoption internationale.
De fait, les refus sont rares. Sur les quelque 8000 demandes déposées auprès des conseils généraux en 2008, moins de 10% ont été rejetées. «Nous manquons de critères objectifs pour refuser un candidat, se défend Yves Ackermann, président du conseil général du territoire de Belfort. À quoi bon refuser alors que les réponses négatives seront quasi systématiquement annulées par le tribunal administratif?…»
ce qui est sure c'est que nous sommes completement dépassé et notamment par certaines personnes qui dirigent les OAAs et imposent une sélection personnelle qui est trop souvent basé sur un coté morale obsolète. Mais que faire? nous devons en passer par là pour l'instant et il faut s'estimer très heureux lorsque l'on a la chance d'être sélectionné. Les agréments ne sont pas infaillaibles loin de là.
Il y a beaucoup à réformer c'est certain.
Quand aux enfants je ne suis pas sure que la diminution des adoptions aillent dans leur intérêt. Si au moins cela signifiait vraiment qu'il y avait moins d'enfants seuls, abandonnés, placés, mis au travail, soldats, esclaves etc... Ils restent encore trop souvent les otages d'un monde sans pitié ou leurs vies n'a pas grande importance et ce, malgré toutes les valeurs que nous revendiquons. On le constate avec Haiti. Il aura surement fallu une nouvelle ministre avec plus de "coeur "pour débloquer la situation sur Haïti. Les quelques trois cent familles qui attendent encore seront -elles réunies avant la fin de l'année?